LE MONDE DE DEMAIN ? APRES LA CRISE DES OPPORTUNITÉS ?

 

Quelles opportunités se présentent après la crise ?

 

L’année 2020 a été paradoxale.

En effet, cette année 2020 a conjugué un ralentissement de nos existences et l’accélération de grands bouleversements socio-économiques et politiques.

Le vaccin offre un espoir de dénouement de la pandémie actuelle.

Cependant la crise sanitaire possède pour principale effet, celui de créer une réelle fracture.

« Désormais il y a un avant et un après COVID 19, pour le meilleur et pour le pire ! »

La crise actuelle marque profondément notre histoire.

D’habitude, c’est la fin d’une guerre ou le début d’une révolution qui ponctue le changement majeur en tournant la page du livre de l’histoire d’un chapitre à une autre. 2020 représente de fait une exception au principe.

La défaite de Donald TRUMP marquera la fin de l’une des plus clivante et dommageable présidence.

En revanche, la pandémie du siècle a crée l’opportunité pour une remise des compteurs à zéro, pour un nouveau départ.

Dès lors nous sommes en présence d’une réinitialisation de l’économique, du social, du sanitaire, du politique, aussi radicale que cette ère progressiste.

Aussi, la grande question pour 2021 ?

Les politiques et les décideurs sont ils, seront-ils assez audacieux, téméraires, pour saisir cette opportunité ?

La COVID 19 n’a pas seulement ébranlé l’économie globale. Cette pandémie a profondément bouleversé le paradigme de notre monde. Cette pandémie a profondément changé la trajectoire des trois grandes forces qui ont façonné le monde moderne.

 

  • La globalisation a ralenti brusquement ;
  • La révolution digitale s’est accélérée radicalement ;
  • La rivalité géopolitique entre les Etats Unis et la Chine s’est accentuée.

 

Dans un même temps, la pandémie a exacerbé le fléau principal d’aujourd’hui :

L’inégalité.

Au final, le prix à payer par le fait de ne pas être préparé par la survenue de tels impacts désastreux a fait prendre conscience qu’elle est devenue le plus grand désastre du siècle. Ceci bien au-delà du changement climatique.

Au final, au regard de l’ensemble de ces considérations, il est possible de croire que la page du livre est tournée : On ne reviendra plus dans le monde pré COVID !

Quoi espérer pour 2021 ?

 

Ce qui n’est pas évident à prédire, car en ce début d’année, au milieu de la misère de la résurgence de la seconde vague, l’attention de chaque pays continuera à être sur la maîtrise du virus.

 

La nouvelle année débute avec un vaccin qui n’est, pourtant pour l’instant, pas largement accessible au plus grand nombre.

Dès lors, se sont seulement les progrès dans la circulation du vaccin qui détermineront comment le monde aura changé.

A fortiori, cela se révèle, dans une large mesure une particularité à l’ouest. Le monde d’après COVID sera beaucoup plus digital : cela va du développement du télétravail à la vente au détail.

 

« La pandémie a réduit les années en quelques mois »

De fait, la pandémie a entraîné un bouleversement dans les modes de vie des individus dans leur manière d’acheter et de travailler.

Les grands gagnants de cette période de destruction créatrice incluent les géants de la technologie et les grandes firmes de façon générale.

Par ailleurs, en matière de développement territorial, les grandes villes et les moins grandes, auront à se réinventer. Ces dernières auront à s’attendre à une multitude de fermetures de petites entreprises, précisément, dans le commerce de détail, les activités liées aux déplacements, et l’industrie hôtelière.

D’autre part, bien que la globalisation continue pour les marchandises et les produits manufacturés, les individus voyageront moins.

Dans un même ordre d’idée, les pays asiatiques qui ont contrôlé le virus le plus efficacement, sont aussi ceux qui ont fermé leurs frontières le plus radicalement. Or cette expérience, façonnera la politique d’autres nations. Les fermetures des frontières et les quarantaines ou septaines continueront longtemps après la baisse du nombre de personnes affectées. Au-delà, même après la reprise du secteur du tourisme les migrations demeureront plus rude.

« Enfin le commerce mondial se réalisera dans un contexte géopolitique peu réjouissant. »

 

Le mercantilisme imprévisible, instable de Monsieur TRUMP sera parti. Cependant, il n’en demeure pas moins vrai que la suspicion des Etats Unis envers la chine ne sera pas évanouie avec la fin des droits de douane.

Les taxes déguisées sont maintenant prélevées sur deux des trois principales importations en provenance de la chine. Ceci revient à des restrictions sur ses firmes technologiques.

L’économie du monde de demain?

 

« Cet ensemble de considérations conduisent l’économie du monde à être divisée, diminuée, affaiblie. »

Le fossé entre les puissances comme la chine et les autres pays, dans l’économie post covid sera plus flagrant.

  • Ainsi la Chine a été la seule grande économie à connaître une croissance en 2020. Son taux de croissance excédera 7% en 2021, considérablement meilleur que le rythme de reprise économique de l’Europe et celui des Etats-Unis.
  • Les Etats Unis commenceront l’année avec une croissance économique instable, ceci, en grande partie à cause de l’incapacité de mettre en œuvre un plan de relance dans les derniers jours de l’administration TRUMP.
  • L’économie européenne tournera au ralenti encore pour longtemps.

 

La colère populaire va croître, particulièrement aux Etats Unis, qui entrent en 2021, comme étant un pays profondément divisé.

Avec l’ouest éprouvé durement, et la Chine qui pavoise, de nombreux experts prédisent que la pandémie constitue la mort de la domination du monde occidental.

Toutefois ce discours s’avère prématuré.

Au regard de toute sa diplomatie vaccinale, la Chine inspire la crainte, la peur, la suspicion, bien plus que l’admiration. De plus, malgré sa détermination de porter la Chine sur le devant de la scène, son président XI JINPING, montre un petit appétit pour un leadership mondial.

Cela signifie donc, que les Etats Unis, une fois encore, auront les moyens de façonner le monde post pandémique.

Joe BIDEN a construit un consensus modéré personnel. Le nouveau président des Etats Unis s’est toujours rapproché du centre de gravité de son parti.

Dès lors il devient l’architecte improbable d’un plan d’action dans de nouveaux domaines audacieux.

Cependant, il se pourrait qu’il soit la bonne personne à la bonne place.

Le programme politique de Monsieur BIDEN est assez ambitieux. Son slogan « Build back better »: “Reconstruire mieux ”. De fait, il s’agit d’une politique audacieuse, mais pas radicale, qui tente de marier des stimuli économiques de court terme avec des investissements massifs dans les infrastructures, la recherche, et la technologie, afin d’accélérer la transition énergétique des Etats Unis.

En élargissant l’accès au système de santé, en améliorant la sécurité sociale, le contrat social proposé constitue la version progressiste du XXI siècle.

En somme : une réforme audacieuse sans gauchisme.

Au final l’opportunité réside là : Monsieur BIDEN sera il la saisir ?

Le risque majeur est représenté par le fait que, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, la présidence BIDEN soit longue dans les preuves rassurantes et courte dans les actions effectives.

Le Président BIDEN doit se concentrer à réparer, lui-même, le monde d’hier, bien plus que de construire le monde de demain. Il doit être désireux de protéger l’emploi existant et aider à la survie des institutions multilatérales pour aller vers le genre de changement que le président des Etats Unis désire.

Au final, le plus grand danger réside dans la dérive gauchiste aux Etats Unis que plusieurs républicains craignent. Cela va de l’inaction, de la timidité et de l’immobilisme.

Pour les Etats Unis et le monde post – pandémique cela constituerait une véritable honte.

Franck AVRILA